Qui sommes nous ???

Les différentes crises alimentaires ont incité beaucoup de consommateurs à modifier leur nourriture. Consommer "bio" est devenu une demande de plus en plus forte des ménages. Mais les prix encore élevés des produits "bio" restent un obstacle.

Agro Bio Conso est une association de bénévoles qui vous propose :

  • de commander vos courses par Internet et de venir les chercher à proximité de chez vous dans des petits regroupements villageois sympathiques ou en ville et ainsi de créer des liens dans la convivialité.
  • des rencontres à thème sur la santé et l'environnement, permettant ainsi d'échanger des savoirs avec d'autres dans la simplicité et l'ouverture.

Objet statutaire

Agro Bio Conso est une association de consommateurs de produits issus de l'agriculture biologique. Elle a pour objet d'organiser et de coordonner en Franche Comté un réseau de groupements d'achats de produits biologiques pour :

  • démocratiser la consommation des produits agrobiologiques par la diminution des prix et la facilité d'accès,
  • sensibiliser les consommateurs sur les relations entre alimentation, santé et environnement,
  • établir des relations économiques et sociales de proximité avec un réseau de producteurs agrobiologiques.
  • Défendre les intérêts des consommateurs de produits agrobiologiques

Principes fonctionnels

Des consommateurs s'organisent au niveau d'un village, un quartier, un comité d'entreprise ... pour regrouper leurs commandes de produits qui sont transmises par Internet.

Les livraisons, une fois par quinzaine actuellement, sont réalisées dans un espace mis à disposition gratuitement par : un membre, un comité d'entreprise ...

Si vous êtes intéressé pour mettre en place ce concept, contactez nous à cette adresse : nous mettrons à votre disposition gratuitement le concept et le site Internet !

STATUTS

Article 1er

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre : Agro Bio Conso

La durée de l'association est illimitée.

Article 2 - Objet

Agro Bio Conso est une association de consommateurs de produits issus de l'agriculture biologique. Elle a pour objet d'organiser et de coordonner en Franche Comté un réseau de groupements d'achats de produits biologiques pour:

  • démocratiser la consommation des produits agrobiologiques par la diminution des prix et la facilité d'accès, notamment par le développement constant de son implantation territoriale,
  • sensibiliser les consommateurs sur les relations entre alimentation, santé et environnement,
  • Défendre les intérêts des consommateurs de produits agrobiologiques
  • favoriser le développement de l’ agrobiologie en établissant des relations économiques et sociales de proximité avec un réseau de producteurs agrobiologiques et en aidant à l’établissement de nouveaux producteurs .

Article 3 - Siège social

Le siège social est : 77 grande rue, 25360, Nancray.
Ce lieu peut être changé par le conseil de gestion.

Article 4 - Composition

L’association nationale est composée des groupes de consommateurs organisés en partenariat avec les agriculteurs biologiques. Au niveau local chaque groupe est composé :

  • membres actifs
  • adhérents

Article 5 - Admission

Pour faire partie de l’association :

  • au niveau national chaque groupe doit s’engager à respecter les statuts et payer la cotisation annuelle à la structure nationale.
  • au niveau local chaque adhérent doit signer la charte et payer la cotisation annuelle à son groupe.

Article 6 - Radiation et exclusion

La qualité de membre se perd par :

  • le non paiement de la cotisation
  • la démission
  • le décès,
  • l’exclusion prononcée par le Conseil de gestion en ce qui concerne les groupes régionaux et locaux, et le conseil d’administration pour les adhérents (personnes physiques ) pour tout fait qui pourrait porter préjudice à l’association

Article 7 - Ressources

A chaque niveau (national, régional, local), les ressources de l’association comprennent :

  • les cotisations dont le montant est fixé chaque année par l’Assemblée générale,
  • les dons sous réserve d’acceptation par le Conseil de gestion ou le Conseil d’administration,
  • toutes autres ressources autorisées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur et en conformité avec les présents statuts.
  • L’association ne peut percevoir de subventions publiques ni de financement provenant d’organisations à caractère commercial, politique ou religieux, à l’exception de la mise à disposition gratuite de locaux.

La cotisation couvre une période de 12 mois consécutifs à compter du 1er jour du mois d’encaissement. Elle sera renouvelée à la date anniversaire de l’adhésion.

Article 8 - Conseil d'Administration

8.1 La structure nationale :

Le Conseil de Gestion a pour vocation :

  • la gestion du système informatique centrale.
  • Développer le réseau sur tout le territoire national
  • Présenter la synthèse de l'activité de l'ensemble des groupes locaux,
  • Représenter l'association lorsque cette représentation ne relève pas des groupes locaux.

Il est composé au plus de 5 membres, dont un président, un vice président, un secrétaire et un trésorier, cooptés initialement par les membres fondateurs puis par les membres du Conseil de gestion en fonction.

Le conseil de gestion agit sous le contrôle des représentants des groupes locaux auxquels il présente un rapport moral et financier.

L’Assemblée Générale nationale (AGN) est constituée des représentants élus lors des AGR, le nombre de ces représentants étant défini dans le règlement intérieur. L’AGN se prononce sur l’organisation et la coordination des groupes régionaux et la gestion du CG.

Le Conseil de surveillance (CS), est tenu informé des décisions prises par le CG et s’assure que celles-ci sont conformes aux statuts, à la charte et aux décisions de l’AG. Il fait son rapport à l’AG et peut demander la convocation d’une AG extraordinaire.

8.2 La structure régionale

L’Assemblée Générale régionale (AGR) est composée des consommateurs et des producteurs de la Région telle qu’elle sera définie par le Conseil de Gestion. L’AGR se prononce sur l’organisation et la coordination des groupes locaux de la région. Elle élit ses représentants à l’AGN et au CS, en veillant à ce qu’il y ait parité entre les consommateurs et les producteurs.

L’échelon régional se dote d’un Bureau Régional (président, secrétaire et trésorier) et si besoin d’un Conseil d’administration régional (CAR) élus lors de l’AGR.

L’échelon régional peut avoir une activité propre (animations, conférences, visites, …) nécessitant un budget dont les modalités seront arrêtées par l’AGR.

8.3 La structure locale 

  • est dirigée par un Conseil d’administration local (CAL) élu par l’Assemblée générale locale (AGL), de manière à ce qu’il y ait au moins un représentant par point de dépôt. Dans un souci de souplesse, le choix du nombre des administrateurs ainsi que les modalités de son renouvellement est laissé à la discrétion de chaque AGL. Les modalités de désignation des membres du CAL pourront être précisées dans le règlement intérieur du groupe.
  • Chaque CAL désigne en son sein un Bureau Local composé d’au moins un président, un secrétaire et un trésorier.
  • Entre 2 AGL, le CAL peut coopter de nouveaux membres pour suppléer à une démission ou une défection, ce, en veillant au respect du principe de représentation de chaque point de dépôt, tel que défini plus haut. Le ou les nouveaux membres auront par la suite à être régulièrement élus par l’AGL.
  • L’AGL décide de l’implantation des points de dépôt, de la participation à des manifestations, de l’organisation d’animations, conférences, visites, …, et définit la gamme des produits en concertation avec le producteur-distributeur associé.

Le Président représente l’association dans tous les actes de la vie civile, dans la limite de ses attributions territoriales (national, régional ou local). Il ordonnance les dépenses. Il représente l’association en justice. Pour ce faire, il reçoit mandat du Conseil de gestion ou d’administration. En cas de représentation en justice, le Président ne peut être remplacé que par un mandataire disposant d’une procuration spéciale du CG ou du CA.

Dans le cas où une question relève conjointement de diverses instances nationale , régionale, locale, une concertation devra avoir lieu entre ces niveaux. En cas de désaccord entre différents niveaux territoriaux, le Conseil de gestion fera office d’arbitre. L’AGN suivante devra se prononcer définitivement sur le litige. La décision de l’AGN sera souveraine.

Les représentants de l’association doivent jouir du plein exercice de leurs droits civiques. Toutes les fonctions au sein de l’association sont bénévoles. L’association n’emploie pas de salariés.

Article 9 - Réunion du Conseil de gestion ou d’administration

Le Conseil de gestion se réunit quand les circonstances le nécessitent ou sur demande du tiers de ses membres. Le Conseil de surveillance est informé des réunions du CG, de son ordre du jour et de ses délibérations. Toutes propositions et remarques du CS feront l’objet d’une délibération du Conseil de gestion qui devra motiver ses décisions qui pourront être remises en cause à l’AGN suivante.

Pour les groupes régionaux et locaux, le Conseil d’administration se réunit, quand les circonstances le nécessitent ou sur demande du tiers de ses membres, sur convocation du Président. Les décisions sont prises à la majorité des voix des présents. En cas de partage, la voix du Président est prépondérante.

Tout membre du Conseil qui sans excuse, aura manqué 3 réunions consécutives, pourra être considéré comme démissionnaire.

Les réunions peuvent être physiques ou organisées à distance (téléconférence, chat internet, forum internet, courrier, …).

Article 10 - Assemblée générale ordinaire

L’Assemblée générale locale et régionale comprend tous les membres de l’association dans le cadre territorial concerné.

Pour la structure nationale, les membres sont les représentants élus des groupes régionaux. (voir article 8).

L’Assemblée générale (l’AGN , AGR et AGL) se réunit au moins tous les 2 ans. L’année sans assemblée générale, un rapport d’exercice portant sur l’année écoulée sera envoyé aux adhérents pour leur information.

Trois semaines au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués par leur Président. Cette convocation peut se faire par tout moyen de communication. L’ordre du jour est communiqué en même temps que la convocation.

Le Président préside l’assemblée et expose le rapport moral de l’association.

Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet les comptes à l’approbation de l’assemblée.

L’ AGN et l’AGR procèdent au renouvellement du CA. L’AGR désigne ses représentants à l’AGN et au CS (v. article 8).

Les questions inscrites à l’ordre du jour sont prioritaires.

Article 11 - Assemblée générale extraordinaire

Sur la demande du conseil d’administration ou sur la demande de la moitié + 1 des membres inscrits, le Président peut convoquer une assemblée générale extraordinaire suivant les formalités prévues à l’article 10.

Article 12 - Conventions

Chaque association locale et régionale pourra établir un règlement intérieur précisant ses modalités de fonctionnement. Il sera adopté par l’ AG et pourra être modifié par elle. Une convention contractualisera les relations entre les consommateurs et les producteurs. Elle sera à la base de la charte que chaque nouveau membre signera au moment de son adhésion.

Article 13 - Modifications statutaires

Les modifications statutaires devront être adoptées par 75% des membres présents ou représentés. Elles ne pourront avoir lieu que lors d’une Assemblée générale extraordinaire et en aucun cas, remettre en cause l’esprit de l’objet statutaire.

Article 14 - Dissolution

Elle ne peut être prononcée que lors d’une assemblée générale extraordinaire par la volonté des membres à l’unanimité ou lorsque l’objet social n’a plus lieu d’être.

Si la dissolution est prononcée, plusieurs liquidateurs sont nommés pour réaliser l’actif s’il y a lieu et le dévolu conformément à l’article 9 de la loi du 1/7/1901 et au décret du 16/1/1901.

Le Président, Serge GRASS

Comme adhérent je m'engage :

  • à payer mes commandes à la livraison.
  • à soumettre tout litige avec les producteurs à la commission de conciliation paritaire.
  • à prendre possession de mes produits dans le délai de livraison prévu. A partir de ce moment ils sont réputés être sous ma propre responsabilité, notamment en ce qui concerne les risques de rupture de la chaîne du froid.

Agro Bio Conso est une association de consommateurs qui organise dans différents départements des livraisons de produits biologiques.

Selon les départements, ces livraisons ont lieu toutes les semaines ou toutes les deux semaines dans des lieux de regroupement qui sont présentés dans la grille d'inscription. Les produits commandés sont livrés dans des sacs "prêt à prendre" que vous devez rapporter lors de la livraison suivante. Le paiement s'effectue à la livraison par chèque bancaire à l'ordre de l'agriculteur partenaire.

La création de nouveaux groupes et points de dépôts relève de l'initiative de consommateurs auxquels nous apportons notre aide, notamment en participant aux réunions constitutives.

Pour commander il faut s'inscrire préalablement en cliquant sur le bouton S'inscrire de la page d'accueil ( c'est le troisième et dernier bouton ).

Vous devrez remplir une grille d'information en faisant attention que le nom de votre inscription soit celui qui figure sur le chéquier que vous utiliserez pour régler vos commandes... pour nous faciliter la vie !!!

Si vous êtes satisfait du service vous devrez adhérer à l'association en payant la cotisation de 15€ par an. Elle se paye par chèque, libellé au nom de Agro Bio Conso, à remettre au responsable de votre point de dépôt.

Vous devez d'abord sélectionner un point de dépôts sur la carte. C'est là que vous serez livré. Vous pouvez zoomer au moyen de la jauge à gauche (ou avec la molette de votre souris) et vous déplacez dans la carte au moyen des flèches situées en haut à gauche

Une fois le dépot sélectionné, un formulaire d'inscription vous est affiché dont voici quelques conseils et asctuces pour le remplir.

Identifiant (*)
Obligatoire : c'est un mot que vous choisissez à votre convenance. Vous devrez l'utiliser comme code de sécurité pour pouvoir accéder au site pour passer vos commandes. Ca peut être n'importe quel mot ou nom à vous d'imaginer et … de vous en rappeler.
Mot de passe (*)
c’est le deuxième code qui permet de sécuriser votre accès afin que personne ne puisse se substituer à vous. Ce peut être un mot, un nombre, une combinaison des deux, la encore c'est vous qui le choisissez. Je vous invite à le mettre en mémoire avec la fonction de votre navigateur qui vous demande de le mémoriser lors de votre première connexion.
Vérif mot de passe (*)
Vous devez saisir à nouveau votre mot de passe pour le confirmer et ainsi vous assurer que vous n’avez pas fait d’erreur.
Email (*)
saisissez l’adresse mail sur laquelle vous désirez recevoir les informations de notre association.
Téléphone (*)
inscrire votre numéro de téléphone. Si vous n’avez pas de numéro de téléphone fixe, écrivez « sans ».  Si vous n’écrivez rien dans cette ligne vous ne pourrez pas valider votre inscription.
Portable
idem ligne précédente.

Avant de valider, relisez attentivement la grille pour vous assurer que vous n’avez pas fait d’erreur … ce qui est très très fréquent !!!! Les informations de ce formulaire sont les seules à notre disposition pour vous contacter, il est donc essentiel d'indiquer une adresse de mail correcte. De même, votre identifiant et votre mot de passe sont essentiels pour accéder au site, ne les oublier pas. Pour cela, imprimez le mail d'inscription sur lequel figure ces informations qui vous parviendra à la fin de la procédure d'inscription

Validez.

Si votre grille a été correctement remplie, un message d’engagement de l’adhérant s’affiche, après acceptation vous êtes enregistré.

Vous recevrez un mail dans lequel figure les éléments de la grille que vous avez saisis

Vous recevrez un autre message lorsque votre inscription sera validée, vous pourrez alors commander…  si une commande est en cours, bien sur.

Si vous avez des amis qui n’ont pas Internet et qui veulent commander, vous devez les inscrire comme précédemment en inscrivant votre propre adresse mail.

Lorsque vous êtes inscrit vous recevez un message quand une commande est mise en ligne pour votre groupe.

Quand vous êtes sur la page d'accueil du site, cliquez sur le bouton "commander" (Le premier du menu à gauche)

Dans la grille saisissez alors dans la première ligne votre identifiant, dans la deuxième votre mot de passe et cliquez sur .

En cas d'erreur sur votre identifiant ou votre mot de passe, un message vous indiquant "Identifiant (xxxxx) inconnu ou mot de passe incorrect" sera affiché.

l'identifiant comme le mot de passe sont sensibles à la casse ( majuscule ou minuscule ) utilisé : motdepasse et MOTDEPASSE sont 2 choses différentes

Si aucune commande pour votre groupe n'est en ligne, un message vous indiquant "Pas de livraison en cours pour votre région, veuillez patienter un peu" sera affiché.

Si votre identifiant et votre mot de passe sont corrects, il vous sera alors demander de choisir la commande parmi la liste des commandes en cours pour votre zone. Cliquer sur celle que vous souhaitez et valider votre choix au moyen du bouton , vous accéderez alors au bon de commande.

  • Les produits vendus au poids peuvent être commandés par fraction de kilo. Par exemple, si vous voulez 400g vous devez écrire 0.4 …
  • les produits vendus à l'unité ne peuvent être commandés qu'en nombre entier.

Au bas du bon de commande, cliquez sur «vérifier la commande ». La synthèse de votre commande vous est présentée. Vous pouvez soit retourner à la saisie pour faire des modifications, soit valider cette dernière et recevoir par mail le double de votre commande.

Vous pouvez à tout moment retourner sur le site pour modifier votre commande en suivant la même procédure. Le  dernier enregistrement annule et remplace le précédent.

Il est à noter que vous pouvez modifier le lieu de livraison :

  • de façon temporaire pour la commande en cours : vous trouverez les indications à cette fin au bas du bon de commande,
  • de façon définitive : en cliquant sur « mon compte » dans le menu en haut de votre bon de commande.

REFLEXION "NOURRICULTURELLE".

La part des dépenses des ménages consacrés à la nourriture varie, selon les critères retenus, entre 15 et 19%. Cette part a diminué fortement en valeur relative, ce qui est normal dans une société dans laquelle le niveau de vie augmente. La faible augmentation en valeur réelle de ces dépenses permet de considérer que l'alimentation n'est pas la priorité des consommateurs français, pourtant réputés fins gourmets. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Des coûts qui n'ont pas de prix !

Le montant de ces dépenses ne tient pas compte des subventions qui dénaturent l'analyse. De plus, les subventions sont payées par les contribuables que sont surtout les consommateurs par l'intermédiaire de la TVA qui représente 45 % de la fiscalité française : Les subventions ne conduisent pas à un cadeau social aux plus modestes par la baisse du prix de leur alimentation, car ils payent, au travers de leurs autres consommations, l'éventuelle baisse due aux subventions !

Il faut aussi constater que les subventions conduisent à une diminution systématique des prix des produits agricoles qui profite à l'industrie agroalimentaire. Autrement dit quand les paysans réclament des aides supplémentaires ils se battent, sous des formes discutables, pour subventionner les industries agroalimentaires qui les exploitent. Il faut encore préciser que ces aides sont attribuées de façon très inéquitables et que certains en profitent beaucoup plus que d'autres .... ce qui motive ceux qui perçoivent le plus à convaincre ceux qui perçoivent le moins à les accompagner dans les manifs !!!

Ainsi les paysans ne sont plus des producteurs libres et responsables seulement soumis aux aléas climatiques. Ils sont devenus des moléiculteurs qui produisent de la matière première pour l'industrie. Comme toute industrie, l'agroalimentaire a besoin de molécules les moins chers possibles. Leurs qualités intrinsèques n'a qu'une importance secondaire : la transformation y pourvoira. Il suffira d'ajouter des adjuvants pour que le goût soit standard pour ne déplaire à personne, même s'il ne séduit pas vraiment non plus.

De la responsabilité des associations de consommateurs.

La diminution des prix de l'alimentation est aussi la conséquence de la demande pressante des grandes organisations de consommateurs.

Début des années 90, L'IOCU (Organisation Internationale des Organisations de Consommateurs), et le BEUC (Bureau Européen des Organisations de Consommateurs) ont lancé à plusieurs reprises des appels en faveur d'une conclusion rapide des négociations commerciales de l'Uruguay Round pour que tous les pays acceptent le pré-accord de Blair House aux considérations que: " Les consommateurs européens paient très cher le protectionnisme de leur pays, notamment en matière agricole et textile. Ils ont particulièrement besoin qu'un accord soit trouvé. ... Les consommateurs bénéficieraient, avec l'extension des échanges commerciaux, de plus de choix, de prix plus bas. Un accès élargi aux marchés occidentaux offrirait aux pays en voie de développement un moyen de se procurer des devises étrangères, ce qui est vital pour leurs économies". Le libéralisme dévastateur qui en a découlé est à l'origine notamment de nombreuses crises alimentaires dont celle de la vache folle.

En France les enquêtes prix des associations de consommateurs, réalisées presque exclusivement dans la grande distribution, invitaient les consommateurs à n'aborder l'alimentation qu'au travers des prix négligeant ainsi les autres aspects, notamment les qualités liées aux conditions de production écologique, économique et sociale. Ce faisant, elles ont contribué à favoriser cette même grande distribution à utiliser l'alimentation comme produit d'appel pour amener les consommateurs devant ses autres rayons.

Cette diminution de la valeur relative des aliments a conduit à "dévaloriser" la nourriture que l'on gaspille volontiers alors que la famine sévit sur presque tous les continents : ce qui ne vaut pas cher n'a pas de valeur sociale. Ceux qui produisent des produits à faible valeur sociale n'ont, eux aussi, qu'une faible valeur (considération) sociale. C'est choquant mais c'est ainsi et ne concerne pas que les paysans ! En France, les métiers manuels sont très dévalorisés. Pourtant ce sont ceux qui produisent les services les plus indispensables. On ne peux ni se passer de paysans, ni de maçons, ni d'égoutiers, ni d'éboueurs ... Il vaut mieux être fonctionnaire au ministère de l'agriculture que paysan, alors que l'acteur est le paysan !

Je suis toujours surpris de constater que les automobilistes achètent presque toujours l'huile la plus chère pour le moteur de leur bagnole qui a une "espérance de vie" de l'ordre de 7 ans et recherchent les prix moindres pour l'huile qu'ils destinent au fonctionnement de leur corps qui a une espérance de vie de plus de 70 ans !!!

Il est encore à noter que pour les appareils, les tests des revues spécialisées mettent en exergue les performances les plus élevées alors que bien souvent ces performances, souvent coûteuses, ne sont pas nécessaires à la majorité des consommateurs.

Plaidoyer "nourriculturel".

La publicité aidant, les aliments commercialisés sont, dans leur immense majorité, des aliments à "réchauffer" qui se sont substitués aux aliments à "cuisiner" qui étaient directement issus de l'agriculture. Dans ce contexte la valeur ajoutée s'est déplacée de l'agriculteur au marchand spéculateur qui n'est responsable de rien, les transnationales n'ayant de comptes à rendre qu'à leurs actionnaires : En 1980, la valeur ajoutée de l'agriculture était de 113,6 milliards, celle de l'industrie agroalimentaire de 78,87. En 1999, elles sont respectivement de 200,9 et 212,2. Pendant la même période, la population agricole est passée de 1 869 000 à 910 000.

Or, les traditions culinaires sont l'expression de l'adaptation des femmes et des hommes à leur terroir et au climat : elles, ont depuis la nuit des temps, été réalisées en auto alimentation à partir des productions locales. Ce qui n'a pas empêché l'introduction de semences exotiques tel les pommes de terre, les haricots, le maïs ... Dans ce contexte les peuples disposaient de la première des indépendances, celle de la nourriture. Ils ont développé des traditions qui font encore, de moins en moins, l'objet de fiertés régionales et nationales.

Mais cette "nourriculture" contrevient aux ambitions des fanatiques du "marché" qui veulent que tout soit à vendre "pour faire marcher le commerce" c'est à dire tirer un maximum de profit. Par la notion des "avantages comparatifs", summum de la rationalité économique libérale, les marchands organisent au niveau planétaire la spécialisation des productions aussi bien industrielles qu'agricoles, pour rendre chaque humain dépendant du "marché" y compris pour son besoin fondamental de nourriture. Ainsi, nous sommes devenus les otage de ces incontournables multinationales qui disposent désormais de l'arme alimentaire en contrôlant tout, de la fourche à la fourchette !

L'industrialisation de l'alimentation a aussi d'autres conséquences négatives que nous pouvons déjà mesurer dans notre quotidien :

  • La normalisation très poussée conduit à la diminution de la diversité alimentaire et à la banalisation des saveurs.
  • Le développement des productions commerciales dans le tiers-monde a aggravé l'exploitation du système coloniale. Dans les pays du sud les cultures d'exportation ont remplacé les cultures vivrières, ce qui à accentué l'inégalité des échanges et les famines : pour acheter une protéine alimentaire il est nécessaire qu'ils en vendent plusieurs.
  • si les produits de l'agro-industrie sont en général hygiéniques par leur conformité en présence de germes, ils ne sont pas forcément hygiéniques au sens de la diététique. Outre la présence résiduelles de divers "icides" aux dangers certains, les transformations et la conservation détruisent beaucoup de vitamines. Les ajouts, de sucre, sel et autre glutamate pour intensifier le goût et stimuler l'appétit, favorisent l'obésité que certains présentent d'ores et déjà comme un fléau mondial. Elle se développe non seulement aux Etats Unis, mais aussi dans les pays ou sévit la misère : elle concernerait 12% des chinois, 16% des chinoises, 30% des malaisiens, 23% des mexicains, 35% des égyptiens et 40% des koweïtiens ... selon une étude menée par l'Association américaine de l'obésité.

Pour que les différents peuples du monde retrouvent leurs racines culturelles, leur fierté nationale et leur indépendance politique, il faut qu'ils accèdent à l'autonomie alimentaire. Il faut développer dans chaque région et dans chaque pays la notion de "nourriculture".

L'alimentation a un coût, elle doit avoir un prix que les consommateurs doivent payer pour qu'ils redonnent à cette base de la vie, de la santé et de la convivialité sa véritable valeur économique, sociale et culturelle.

Serge GRASS, ex. Vice président de l'UFC Que Choisir.

AIDE TOI, ET LE CIEL T'AIDERA !

Les différentes crises alimentaires ont incité beaucoup de consommateurs à modifier leur nourriture. Consommer "bio" est devenu une demande de plus en plus forte des ménages. Mais, les difficultés d'accès à un panel diversifié de produits à un prix raisonnable rendent cette consommation marginale et élitiste.

Beaucoup de producteurs "bio" ont des difficultés pour commercialiser leurs productions alors qu'il y a des demandes insatisfaites. Producteurs et consommateurs se plaignent que la distribution en général, la grande en particulier, use et abuse de sa situation d'intermédiaire incontournable. A qui la faute ? Afin d'éviter les conséquences de cette situation de dépendance il faut que les producteurs et les consommateurs s'organisent pour prendre en charge leurs intérêts. C'est dans cette objectif que je propose la création du réseau Agro Bio Conso.

Pour démocratiser cette consommation, nous organisons des groupes d'achat par village, quartier, comité d'entreprise... animés et coordonnés dans le cadre d'une association de consommateurs de produits "bio". Parallèlement, nous invitons les producteurs à s'organiser en association afin de solliciter et de coordonner des paysans "bio" pour qu'ils créent une activité commerciale de diffusion de produits bio issus en priorité de producteurs locaux.

La répartition des paysans permettra de mailler le territoire.

Une livraison est organisée toutes les deux semaines, (les fréquences peuvent être plus rapprochées) pour les produits de consommation courante. Des livraisons occasionnelles pour des produits (viande, vins, etc.) peuvent être programmées spécifiquement.

Les livraisons des commandes regroupées seront réalisées chez un correspondant bénévole.

Certes, pour développer un tel circuit commercial, il faut que les consommateurs et les paysans se donnent de la peine, mais c'est à ce prix que le monde paysan et les consommateurs pourront se soustraire de la coûteuse tutelle de la grande distribution.

C'est une façon, parmi d'autres, de mettre en pratique cette maxime de Jean de la Fontaine : aides toi et le ciel t'aidera !!!

Serge GRASS

Liste des produits et tarifs

Chaque département est fourni par un paysan local. Vous trouverez donc une liste de produits différente pour chacun d'eux.

C'est aussi pourquoi vous devez d'abord sélectionner votre département pour faire apparaître la liste de ses produits dans la liste ci-dessous

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